Pierre HERMÉ × Michel BASSOMPIERRE
Dernière mise à jour : 1 oct.

Du bronze au chocolat, de Marrakech à Paris, l'histoire de la collaboration entre Pierre HERMÉ et Michel BASSOMPIERRE est avant tout celle d'une rencontre. Celle de deux créateurs que leurs disciplines semblent éloigner, mais que rapproche une même passion pour la matière, la précision et l'émotion.
Une rencontre, puis une première création à La Mamounia
Tout commence par une rencontre entre Pierre HERMÉ et Michel BASSOMPIERRE.
D'un côté, le chef, élu meilleur pâtissier du monde, qui construit ses créations à travers les goûts, les textures et les sensations. De l'autre, un sculpteur animalier qui cherche, dans la matière et les volumes, à restituer la puissance tranquille et la douceur du monde animal.
Très vite, leurs univers entrent en résonance.
Cette complicité artistique trouve une première expression à La Mamounia, à Marrakech, lieu auquel Pierre HERMÉ est étroitement associé et où les sculptures monumentales de Michel BASSOMPIERRE ont également trouvé un écrin exceptionnel durant l'hiver 2024.
Pour cette première collaboration, l'une des figures emblématiques de l'œuvre du sculpteur, l'ours, change de matière.
Le bronze cède la place au chocolat.
La sculpture devient alors une création gourmande : une œuvre que l'on ne contemple plus seulement, mais que l'on peut aussi déguster.
Le dialogue entre les deux artistes est lancé.
Michel BASSOMPIERRE imagine et sculpte alors spécialement pour Pierre HERMÉ, une silhouette d'ours qui se lèche la patte, l'une de ses créations préférées, qu'il nomme "Le Miel". Il retrouve dans cette forme tout ce qui caractérise son travail : l'épure de la ligne, la douceur des courbes, la recherche de l'équilibre et cette présence animale immédiatement reconnaissable.
« C'est presque déjà une invitation à goûter. » - Pierre HERMÉ
Pierre HERMÉ s'empare ensuite de cette sculpture pour lui donner une nouvelle matière, une nouvelle texture et, surtout, un goût.
Ainsi naît l'Ourson Guimauve Pierre HERMÉ × Michel BASSOMPIERRE.
Du succès de Marrakech naît l'envie d'aller plus loin
L'accueil réservé à cette première création donne envie aux deux artistes de poursuivre l'aventure.
En juin 2026, les oursons en guimauve sont commercialisés dans une vingtaine de boutique Pierre HERMÉ à Paris.
Quand la forme devient goût
La sculpture se transforme en une délicate guimauve, enveloppée d'une fine coque de chocolat.
Mais il ne s'agit pas simplement de reproduire une forme. Pierre HERMÉ transpose l'univers du sculpteur dans son propre langage : celui du goût.
L'ourson devient ainsi une véritable architecture gourmande, dans laquelle se rencontrent le moelleux de la guimauve, le fondant d'un caramel ou d'un praliné, l'acidité d'un fruit et le croquant du chocolat.
Aujourd'hui, cette collaboration se décline autour de trois interprétations :
Vanille & Caramel, où la guimauve Infiniment Vanille rencontre un caramel à la fleur de sel et un chocolat au lait ;
Infiniment Praliné Noisette, qui associe une guimauve à la noisette à un praliné Infiniment Noisette sous une coque de chocolat noir ;
et désormais Mogador, où la fraîcheur acidulée du fruit de la Passion dialogue avec la douceur du chocolat au lait.
Trois goûts, mais une même silhouette : celle imaginée par Michel BASSOMPIERRE.
Deux artistes, deux matières, un même geste
Cette collaboration révèle finalement ce qui rapproche profondément les deux créateurs: cette capacité à imaginer une œuvre avant même qu'elle ne prenne forme.
Pour Michel BASSOMPIERRE comme pour Pierre HERMÉ, tout commence par la matière.
Le sculpteur modèle, simplifie et recherche la ligne juste.
Guillaume BASSOMPIERRE, raconte ainsi l'agilité avec laquelle son père donnait naissance à ses sculptures. « Son dessin, c'est vraiment un dessin de sculpteur : il imaginait déjà sa sculpture en trois dimensions. »
Le pâtissier assemble, équilibre et affine jusqu'à trouver l'accord juste.
« J'ai cette faculté aussi à me projeter dans les saveurs, dans les goûts, dans les textures. » - Pierre HERMÉ
Chez l'un comme chez l'autre, rien n'est laissé au hasard. Derrière l'apparente simplicité d'une forme ou d'un goût se cachent la précision du geste, la maîtrise technique et de longues recherches.
Le bronze est fait pour durer. Le chocolat, par nature, est éphémère.
Et pourtant, lorsqu'ils passent entre les mains de ces deux artistes, les deux peuvent provoquer la même chose : une émotion.
La poursuite de la collaboration avec Pierre HERMÉ permet aujourd'hui à cette œuvre imaginée par le sculpteur de continuer son voyage.
De Marrakech aux boutiques Pierre Hermé, du bronze au chocolat, de la sculpture monumentale à un ourson que l'on tient dans le creux de la main, elle raconte à sa manière la rencontre de deux artistes et de deux savoir-faire.
Une rencontre où la sculpture se déguste, où la gourmandise devient œuvre, et où la matière, quelle qu'elle soit, reste avant tout un formidable vecteur d'émotion.



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