Un Musée BASSOMPIERRE: le rêve devient réalité ?
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Michel Bassompierre vit et travaille dans le vignoble nantais. Sculpteur, il explore depuis de nombreuses années la relation entre l'animal, l'humain et le vivant.

C'est sur ce même territoire qu'un musée dédié à son œuvre pourrait bientôt voir le jour à Vertou. Né de l’initiative d’une équipe engagée de longue date aux côtés de l'artiste, ce projet ambitionne de créer un lieu vivant et ancré dans son territoire, un espace de valorisation de l’œuvre de l’artiste, de transmission et de sensibilisation autour de la question du vivant, ouvert à tous les publics.
Une reconnaissance rare, pour un artiste de son vivant. Nathalie Le Berre, directrice du futur musée, nous en dit plus.
Comment est né ce projet de musée Bassompierre ?
Ce projet est né d'une conviction partagée de l'équipe et de ses partenaires : l'œuvre de Michel Bassompierre doit d'être préservée, valorisée et transmise. Ses sculptures, par la diversité de leurs formats, de leurs matériaux et les questions qu'elles soulèvent, constituent un patrimoine artistique précieux. Il nous a semblé essentiel de lui donner un cadre pérenne, un lieu qui lui soit vraiment dédié.
Quelle est votre vision pour ce lieu ?
Notre ambition est de faire de ce musée un lieu vivant, ancré dans son territoire et ouvert à tous, des scolaires aux familles, des amateurs d'art comme des simples curieux. Un espace où l'on vient découvrir l'œuvre de Michel Bassompierre, et où l’on revient, au fil des expositions, des ateliers et des rencontres. Nous souhaitons faire de ce musée un espace de sensibilisation et de transmission autour de la question du vivant, thème central de l’œuvre de Michel Bassompierre en résonnance avec les préoccupations de notre époque. Le musée accueillera aussi d'autres artistes et nourrira une dynamique culturelle plus large, en dialogue avec une diversité d’approches. Nous souhaitons notamment explorer les croisements entre art et sciences, des rencontres fertiles pour mieux comprendre et questionner notre rapport au vivant.
Enfin, ce musée a vocation à rayonner bien au-delà du territoire local, à l'échelle régionale, nationale, voire internationale. Des partenariats seront tissés avec des institutions culturelles, des structures éducatives, des acteurs du tourisme et des réseaux artistiques, pour donner à ce lieu la place qu'il mérite dans le paysage culturel.
Où en est le projet aujourd'hui ? Quelles sont les étapes clés avant l'ouverture ?
Le projet est entré dans une phase concrète et active. Des démarches administratives sont engagées, et nous travaillons en parallèle à la construction du projet artistique et scientifique du musée, socle de son identité et de ses ambitions. Des discussions avec de futurs partenaires sont en cours, tout comme la recherche de financements, étape déterminante pour donner à ce projet les moyens de ses ambitions. Tous ces chantiers avancent de front, et cette dynamique est encourageante.
Quels types d’œuvres seront représentées ?
Le musée sera avant tout un écrin pour l'œuvre de Michel Bassompierre, avec un ensemble de sculptures permanentes en bronze, marbre et albâtre. Mais ce lieu se veut vivant et évolutif : des expositions temporaires accueilleront d'autres artistes en dialogue avec son travail. Un fonds documentaire et d'archives permettra de retracer le parcours de l'artiste : dessins préparatoires, carnet de travail, études, autant de traces précieuses qui donnent à voir la « fabrique de l’œuvre ». Des dispositifs numériques et interactifs viendront enrichir l’expérience, pour la rendre immersive et accessible à tous les publics.
À qui s'adresse ce musée en priorité ?
Ce musée s'adresse à toutes et tous, sans exception. Nous pensons aux familles, aux scolaires pour lesquels des programmes pédagogiques seront développés, aux amateurs d'art comme aux visiteurs qui n'ont pas l'habitude des musées. La sculpture animalière possède cette capacité de toucher immédiatement, sans prérequis culturel. C’est une force que nous entendons pleinement valoriser, grâce à des programmes de médiation adaptés à chaque public.
Quelle place souhaitez-vous donner aux habitants de Vertou et du sud Loire dans ce projet ?
Les habitants du territoire sont au cœur du projet, non pas seulement comme futurs visiteurs mais comme acteurs à part entière. Nous souhaitons les associer dès maintenant à cette aventure, notamment à travers la création d'une association des Amis du musée qui permettra à chacun de s'impliquer et de participer au projet selon ses envies et ses compétences.
Les jeunes générations occupant également une place privilégiée dans notre réflexion. Des programmes pédagogiques seront développés en lien étroit avec les établissements scolaires du territoire.
Comment ce musée s'inscrira-t-il dans l'offre culturelle et touristique de la métropole nantaise ?
Vertou, aux portes de Nantes et au cœur du vignoble, bénéficie d'une position géographique idéale. Ce musée a vocation à s'inscrire pleinement dans les circuits culturels et touristiques existants, en complémentarité avec les institutions nantaises, mais aussi en dialogue avec les acteurs du vignoble et du tourisme local. En travaillant étroitement avec l’ensemble de ces acteurs, nous souhaitons faire de ce musée une destination à part entière, attractive pour les visiteurs bien au-delà du territoire.
Peut-on soutenir ou s'impliquer dans le projet dès maintenant ?
Oui, votre soutien est précieux. La future association des Amis du musée sera un pilier de du développement et du rayonnement du musée. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, quelles que soient les compétences.
Si vous ne deviez adresser qu’un seul mot à ceux qui découvrent ce projet aujourd’hui, lequel serait-il ?
Ce musée se construit pas à pas, avec conviction et engagement. Que vous connaissiez l'œuvre de Michel Bassompierre depuis longtemps ou que vous la découvriez tout juste, vous y aurez toute votre place. Nous avons hâte de vous ouvrir ses portes!








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