"Le Dominant n°5" une nouvelle sculpture monumentale

Après déjà plusieurs réalisations de cet animal symbole de force dans l’imaginaire, c’est en février 2019 que Michel BASSOMPIERRE décide de se lancer dans une toute nouvelle sculpture de gorille. D’abord pensée dans sa tête, elle fera un bout de chemin jusqu’à la fonderie Barthélémy Art pour terminer sa course en sculpture monumentale. Venez faire connaissance avec ce grand singe du 2 au 11 novembre 2019 sur le port d’Honfleur.



Le processus de réalisation de cette sculpture monumentale:


  • Le croquis

Après des heures de réflexion à penser l’attitude de l’animal, vient la phase du croquis. C’est à cet instant que le sculpteur prend le dessus sur l’animalier, il faut penser sculpture avant tout. En à peine une heure une dizaine de croquis sera dessinée dont un seul sera conservé. Une phase minutieuse car le croquis d’une sculpture a pour but de montrer l’animal sous tous ses angles : de profil, de dos, en transparence afin de mettre en exergue la musculature, le squelette, etc. L’artiste souhaite qu’à travers ses sculptures on puisse ressentir le dessin. Michel BASSOMPIERRE s’est, de fait fixé une règle : ne jamais concevoir un croquis à partir d’une photo, mais toujours depuis une vidéo ou, mieux, à partir de la réalité directe, pour que l’animal qu’il croque ne soit pas figé et donne ainsi l’impression d’être en pleine action, en mouvement.

  • Le modelage en argile

Afin de donner vie à son croquis l’artiste enchaîne avec le modelage qui dure environ quatre jours. Michel BASSOMPIERRE a une préférence pour l’argile chamottée car, comme il le précise, c’est une terre qui ne fissure pas au séchage et qui a la particularité de ne pas coller aux doigts et aux outils. Il commence par donner une forme globale à sa sculpture avec ses mains pour ensuite s’aider d’un couteau pointu (le même depuis ses études aux Beaux-Arts), de mirettes et de spatules pour être plus précis et rentrer dans les détails. Soit il reste fidèle à son croquis, soit il en fait évoluer la pose car « il ressent une nouvelle posture à ce moment-là ».

A cette étape, rien n’est figé et l’artiste prend la liberté de se laisser guider par son intuition à tout moment.


  • Le moule

Avant de commencer la réalisation du moule il faut penser aux plans de coupe. Plus la sculpture est complexe plus le moule comptera de parties. Pour « Le Dominant n°5 », le moule sera composé de quatre éléments. Ensuite vient l’étape du plâtre en évitant au maximum les bulles d’air, qui nécessiteraient de fait des interventions supplémentaires. Pour cela il s’équipe d’une machine à faire le vide qui vient ainsi dégazer le plâtre. Puis il le projette sur son modelage en argile fraîche en formant une couche la plus uniforme possible de 2 à 3 mm. Il veille à ne pas utiliser de pinceau ou d’outil qui pourrait venir altérer la qualité de l’empreinte en mélangeant le plâtre à la terre. Il consolide ensuite cette fine couche constituée en appliquant, avec une petite truelle, une épaisseur de 2 à 3 cm de plâtre. Lorsque le moule est sec il retire l’argile pour disposer d’un moule creux. Le modelage initial en terre est donc perdu définitivement.

  • Le tirage en plâtre

L’artiste applique du savon noir liquide dans le moule pour faciliter le démoulage. Encore une fois il faut être vigilant sur l’éventuelle présence de bulles d’air pendant le remplissage. Une journée d’attente suffit au plâtre pour qu’il soit bien sec. Vient le moment du démoulage et c’est avec l’aide d’un marteau de sculpteur et d’un burin que le moule va pouvoir laisser place à la sculpture en plâtre. Il faut être prudent dans les gestes car à tout moment le tirage peut être endommagé. Après une semaine de séchage Michel BASSOMPIERRE vient réparer, poncer et retravailler les détails. Cette étape dure entre une et trois semaines. Puis il scanne la sculpture en plâtre pour obtenir un fichier 3D. L'original est ensuite envoyé chez le fondeur pour les tirages en bronze à l'échelle 1.

Mais ce dominant assis sur son postérieur va tellement lui plaire qu’il prévoit d’en faire un gorille monumental…


  • L’agrandissement

Le fichier 3D est confié à Ar Sculpt basée dans le sud de la France. Dans un premier temps le gorille va être reproduit dans de la mousse de polyuréthane à la hauteur souhaitée par l’artiste. Cette nouvelle sculpture de 2 m va servir à réaliser un moule en silicone, où sera coulée la résine.

Plusieurs phases de préparation du support sont nécessaires avant de pouvoir appliquer la peinture choisie chez le carrossier. Il ne reste plus qu'à appliquer un vernis brillant et la pièce est enfin prête.


Une fois le gorille terminé, direction la Normandie pour une première sortie au grand air. Il aura une place de choix pendant la 5ème nuit des artistes à Honfleur.


Si vous avez manqué ce rendez-vous retrouvez « Le Dominant n°5 » de nouveau à Honfleur du 2 au 11 novembre 2019 sur le port, et de nombreux bronzes et marbres à la galerie Bartoux, galerie du Dauphin 30 place Saint-Catherine.

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