Fragiles Colosses : quand l’Art se met au service de la Nature

Mis à jour : il y a 15 heures



Au cœur du Jardin des Plantes de Paris, face au magistral amphithéâtre Verniquet, à quelques mètres des wallabies, de nouveaux pensionnaires ont trouvé refuge. Sous l’œil curieux et émerveillé des milliers de visiteurs, gorilles, ours brun et blanc monumentaux prennent la pose.


A l’invitation du Museum national d’Histoire naturelle, Michel BASSOMPIERRE expose depuis le 1er mai et jusqu’au 31 août cinq de ses animaux de prédilection. Ses « Fragiles Colosses » se font les représentants des espèces en voie de disparition. Leurs habitats, forêts et banquise, sont en effet mis à mal par le changement climatique et la pression des humains.


« Ces animaux sont emblématiques d’écosystèmes » explique la primatologue Sabrina KRIEF, professeure au Museum national d’Histoire naturelle et directrice scientifique de l’exposition. « Si on a envie de tout faire pour les protéger, c’est parce qu’un monde sans gorille et sans ours serait d’une tristesse absolue, mais aussi parce que leurs écosystèmes sont vitaux pour des milliers d’autres espèces animales et végétales ».


Echange autour de l’exposition



Exposés sur ces pelouses dans un cadre magnifique, loin du tumulte de la capitale, les colosses se mettent au service d’une cause : sensibiliser à la fragilité du monde vivant. « Quand je regarde les œuvres de Michel, ça provoque ce que j’ai toujours appelé ce premier pas, qui est un pas essentiel et qui est le premier pas vers le respect : l’émerveillement » confie Nicolas HULOT. « C’est en cela que l’Art peut être au service de la Nature, parce que si on se reconnecte à la beauté, si d’un coup on lève les yeux de nos écrans et qu’on regarde cette beauté-là, on a fait peut-être le pas le plus essentiel ! ».


Lors d’une rencontre inédite animée par la journaliste Wendy BOUCHARD, Nicolas HULOT et Sabrina KRIEF ont échangé avec Michel BASSOMPIERRE sur l’exposition, partageant leur regard sensible sur la beauté de la nature et l’urgence de la préserver.


Une vidéo à découvrir ici.


Ils en parlent


Boulevard de la Seine


Dans l’émission Boulevard de la Seine du 22 mai, sur France 3 Paris, animée par Wendy BOUCHARD, l’acteur et réalisateur Jacques WEBER évoque sa découverte de l’exposition et de la monographie : « BASSOMPIERRE, c’est une pure merveille. C’est d’une beauté, dans un mouvement, c’est incroyable. Ils sont posés un peu comme les Mayol aux Tuileries, et c’est bouleversant. C’est d’une sensualité et d’une puissance retenue, c’est sublime ».


L’extrait de l’émission est à retrouver ici.


La Terre au Carré


A l’occasion du lancement de l’exposition, l’émission « La Terre au Carré », de France Inter, a invité le 14 mai Michel BASSOMPIERRE et Sabrina KRIEF. Pendant une heure, ils ont répondu aux questions de Mathieu VIDARD sur l’art, la science et la préservation des espèces animales et végétales.


L’émission est à retrouver ici.


Le Museum et Michel BASSOMPIERRE : une histoire vieille de près de 70 ans.


Lorsqu’il découvre le Museum national d’Histoire naturelle pour la première fois, Michel BASSOMPIERRE n’a que 5 ans. Alors petit Parisien, il se rend à la Ménagerie du Jardin des Plantes, observer les animaux, mais aussi pour rencontrer ses chercheurs.

« J’étais tout petit quand j’ai mis les pieds pour la première fois au Museum d’Histoire Naturelle. Mon père avait un ami, l’Abbé LAVOCAT, un paléontologue qui s’occupait des dents des rongeurs. On était entré dans son bureau. Mon père qui était géologue discutait avec lui de géologie et d’Afrique. Et puis après on est sorti et on a vu la grande Galerie avec tous ses dinosaures, c’était quelque chose d’extraordinaire. Je ne pensais pas qu’un jour j’aurais des animaux exposés en chair, en os et en esprit, sur une des pelouses d’un des premiers endroits emblématiques que j’avais découvert. »


Œuvres exposées au Jardin des Plantes dans le cadre de l’exposition « Fragiles Colosses »




La Banquise n°2 - OURS POLAIRE,

Statut dans la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature : vulnérable

Population : on estime à 26 000 le nombre d’individus répartis en 19 sous-populations sur 24 000 000 km2 dans les régions arctiques.


Les Saumons n°1 / Le Miel n°5 - OURS BRUN,

Statut dans la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature : préoccupation mineure

Statut de menace en France : en danger critique d’extinction

Population : on compte 110 000 individus répartis sur 45 pays.

En Europe, 14 000 Ours bruns qui vivent dans des forêts d’altitude.


Le Dominant n°5 / Le Dos Argenté n°7 - GORILLES DE L’OUEST,

Statut dans la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature : en danger critique d’extinction

Population : 150 000 à 300 000 Gorilles de l’ouest vivent dans les forêts tropicales de sept pays d’Afrique.


Cette exposition est organisée en partenariat avec les Galeries BARTOUX.


18 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout