
MICHEL BASSOMPIERRE
UN DES DERNIERS GRANDS MAÎTRES DE LA SCULPTURE CONTEMPORAINE
Michel BASSOMPIERRE est l’un des artistes les plus importants dans le champ de la sculpture animalière contemporaine.
Il a insufflé à cette discipline un style singulier et nouveau, reconnaissable au premier regard. Séduisante et attachante, son œuvre a parcouru le monde, laissant échapper son bestiaire de marbre et de bronze aux quatre coins du globe.

UNE VIE DE PASSION
Né en 1948 à Paris, Michel BASSOMPIERRE est captivé depuis l’enfance par le dessin et le modelage . Il grandit dans une famille nombreuse entre une mère artiste et un père scientifique. Cette dualité va influencer son travail futur, qui se caractérise par une approche plastique résolument contemporaine associée à une rigueur anatomique essentielle.
Tout petit déjà, il s’émerveille des heures durant devant les animaux du Jardin des Plantes, qu’il reproduit ensuite inlassablement, allongé au sol, sur le dos de rouleaux de papier peint, ou façonne dans l’argile ou la pâte à modeler.
« Je suis un vieil enfant qui continue à faire ses jouets.
J’ai besoin de matérialiser cette Arche de Noé qui est dans ma tête. Ces animaux que j’admire pour leur forme, leur volume, leur puissance… sont dans la tête, dans mon esprit, dans mon cœur aussi, et je peux me les recréer à l’infini. »
« J'ai une passion pour les sculptures animalières et lorsque j'ai eu la chance d´assister en direct à la naissance d’un gorille des mains de maître de BASSOMPIERRE, j'ai eu un véritable coup de cœur. Autant pour l’œuvre, dans sa douceur, dans sa beauté, que pour l'artiste dans sa candeur poétique. Les animaux, je dirais les amis de BASSOMPIERRE, reflètent toute son humanité. Il connaît et apprivoise le monde sauvage et donne à nos animaux, vie, grâce et dignité. »
FRANCOIS CLUZET, ACTEUR
JACQUES WEBER,
ACTEUR & RÉALISATEUR
« BASSOMPIERRE, c'est une pure merveille ! Le gorille au dos d'argent, c'est d'une beauté, c'est dans un mouvement incroyable ! C'est bouleversant. C'est d'une sensualité et d'une puissance retenue, sublime. »
PHILIPPE GELUCK,
DESSINATEUR, PAPA DU « CHAT »
« C’est un bonheur, pour un artiste, d’en admirer un autre. Il n’y a pas de plus jolis sentiments en art que d’admirer les autres artistes et leur œuvre. C’est tellement le cas avec le travail de Michel. Ses grands formats sont un appel à la caresse. D’abord on les regarde, ensuite on les approche. On a presque envie de les renifler, mais on a surtout envie de les toucher. »

LA MAGIE DE LA CRÉATION
Formé dans l’atelier de LELEU à l’école des Beaux-Arts de Rouen, Michel BASSOMPIERRE apprend à regarder. Ce sont des milliers de croquis qu’il réalise dans les zoos, les ménageries des cirques ou encore au Museum national d’Histoire naturelle et par lesquels il construit sa compréhension du corps de l’animal, cette merveille d’ingénierie naturelle. dont il saisit la ligne et le mouvement.
« Nous sommes quatre dans ma tête : l’animalier (qui observe et comprend son sujet et ses comportements), l’anatomiste (qui saisit la structure des corps), le dessinateur (qui maitrise la ligne restituant le mouvement) et le sculpteur (qui retranscrit en volume). Mais à la fin, c’est toujours le sculpteur qui décide ! »

UN STYLE UNIQUE
Si le dessin est déterminant dans le processus créatif, le modelé qui s’y applique vient parfaire le tout. En effet Michel BASSOMPIERRE se débarrasse de l’anecdote pour aller à l’essentiel. Privilégiant les animaux aux formes rondes, ours, gorilles, éléphants d’Asie ou encore chevaux, il parvient à une forme à la fois douce et précise.
« Les formes rondes se prêtent très bien à la sculpture.
La puissance et la rondeur qui se dégagent des animaux est sublimée par les jeux d’ombre et de lumière. »

« En digne héritier des sculpteurs illustres -depuis les maîtres de la Renaissance jusqu’au célèbre POMPON- Michel BASSOMPIERRE dans un style qui n’appartient qu’à lui, nous embarque au long court dans une aventure imagée aussi inattendue que délicate, aussi passionnante que sauvage… chez ceux dont il faudrait davantage prendre soin, nos cousins, nos frères. »
EDWARD VIGNOT,
HISTORIEN DE L'ART
BRUNO LAVILLATE,
PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE, SPÉCIALISTE DE LA RENAISSANCE
« Pourquoi l’œuvre de BASSOMPIERRE est - aujourd’hui - tant appréciée ? Précisément pour la douceur des lignes et la force apaisée du mouvement réduit à ce qu’il est, débarrassée des contraintes de la matière. Et c’est pourquoi le public s’y plonge parce que fondamentalement, « on ne peut pas faire un art qui parle aux masses quand on a rien à leur dire », rappelait ironiquement MALRAUX. »
CATHERINE GRAS,
CONSERVATEUR DU PATRIMOINE HONORAIRE, ANCIENNEMENT EN CHARGE DU MUSÉE POMPON
« Bien qu’ayant un style original et affirmé, on trouve bien des similitudes entre François POMPON et Michel BASSOMPIERRE, notamment dans les étapes de la création, ainsi que dans la recherche des volumes lisses et le rendu des contours soulignés par la lumière. En éliminant le détail, en se concentrant sur les postures, les gestes précis, Michel BASSOMPIERRE va chercher à traduire dans l’animal, au repos ou en mouvement, son côté arrondi, en boule, synonyme de douceur et de bonté. Cet amoureux de la nature réussit à en transcrire la beauté, l’harmonie et la plénitude dans ses animaux pleins de vie, aux formes lisses, apaisantes, au regard expressif, que l’on caresserait volontiers. Il nous faut remercier Michel BASSOMPIERRE, qui, en ces temps difficiles, réussit, en nous entraînant dans la contemplation de son monde animal où tout n’est que douceur, tendresse et insouciance, à nous faire oublier, durant quelque instants, la dure réalité du monde des hommes. »


SON FRÈRE ANIMAL
Michel BASSOMPIERRE nourrit une grande fascination pour le monde vivant . Pour lui, l’animal n’est ni étranger, ni accessoire. Il se sent d’ailleurs bien plus proche de sa « sœur la plante » et de son “frère animale” que de bien des humains. Loin de tout anthropomorphisme, il le représente pour ce qu’il est, en toute quiétude, magnétique et magistral.
« La sculpture, c’est avant tout l’expression de l’animal et l’animal c’est la liberté, la beauté de la vie.
J’avais 14 ou 15 ans quand j’ai senti que le monde animal était le mien. Je fais partie de ces gens qui sont des amoureux de la nature et qui sont en admiration devant la vie.
Notre devoir c’est de faire admirer aux autres toutes ces merveilles de la nature à côté desquels ils passent sans s’en rendre compte. Il faut partager notre sens du beau et créer de l’émerveillement. Cette reconnexion à la beauté de la nature est nécessaire pour donner envie de la protéger.
Plus on connaît ce qui nous entoure, plus on apprend à le connaître, plus on se sent humble devant la nature, et plus on a envie de respecter cette nature extraordinaire.
Si mon travail peut servir à protéger le monde vivant, au moins, je me dis que j’aurai servi à quelque chose. »

« Michel BASSOMPIERRE, mon cher ami, rayonne en tant que maître incontesté de la sculpture animalière, partageant son talent à travers le monde avec une technique exceptionnelle et une imagination débordante. Sa création poétique, dont l'une des sculptures embellit tendrement le jardin de la fondation GoodPlanet que j’ai créée, révèle une fusion unique entre son approche scientifique et artistique. C'est simplement un artiste extraordinaire et une personne formidable. »
YANN ARTHUS-BERTRAND,
PHOTOGRAPHE & RÉALISATEUR
AURÉLIE LUNEAU,
DOCTEURE EN HISTOIRE, JOURNALISTE ENVIRONNEMENT À FRANCE CULTURE
« Sincère avec lui-même, Michel BASSOMPIERRE a ce génie rare du dialogue avec ses animaux de cœur, ours, gorilles, chevaux… et la capacité à les faire vivre sous nos yeux. Un art indéniable, mais aussi une arme, celle de l’émerveillement pour enrayer la folie des humains sur terre et dessiner le monde d’après. »
SABRINA KRIEF,
PRIMATOLOGUE, PROFESSEURE AU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE
« Les gorilles de Michel, mâles, imposants, aux formes pleines, ne portent pas la trace de la main de l’homme. Dans cet univers, sans fadeur ni mollesse, l’homme s’éclipse, sensible et humble pour laisser place à l’animal et à son élégance. Si l’harmonie de l’atelier de Michel irradiait jusqu’aux forêts d’Afrique, quel soulagement nous aurions à voir dans le regard des grands singes la même quiétude… »
ISABELLE AUTISSIER,
PRÉSIDENTE D'HONNEUR DU WWF
« J’adore le travail de Michel. J’aime le personnage, ce qu’il dégage, on est tous d’accord je pense que c’est une belle personne. C’est un honneur de le connaître, de le fréquenter. L’art et la nature ont tout à faire ensemble. L’émotion qu’on peut avoir dans la nature ou l’émotion qu’on peut avoir dans le travail de Michel, qui relève de la culture humaine, finalement elles se raccrochent complètement à l’intérieur de nous. J’ai le même type d’émotion quand je regarde son travail que quand je peux voir un albatros dans les mers du sud. Et je pense aussi que ce lien est essentiel pour défendre correctement notre nature. En fait, on ne se bat que pour ce qu’on aime. On aime sa famille, on aime son pays, et là on a envie de se battre. Je pense que la beauté, l’art, nous permettent d’intégrer ces valeurs là et d’avoir envie de nous battre pour elles. »

PRIX ET RÉCOMPENSES
2025 : Officier de l'ordre des Arts et des Lettres
2018 : Prix spécial de Evelyn et Peter Haller par The Society of Animal Artists
2017 : Prix François POMPON
1998 : Médaille d'Or du Salon des Artistes Français
1990 : Grand Prix du Salon des Artistes Français
1989 : Grand Prix du Salon National des Artistes Animaliers
1988 : Médaille d'Argent du Salon des Artistes Français
1988 : Prix Fernand Mery du Salon National des Artistes Animaliers
1988 : Prix de la Fondation TAYLOR
1987 : Prix du Conseil Général de la Loire-Atlantique
1985 : Prix de la Fondation JOHNSON